On la trouvait jolie et voici qu'elle est belle. Sans doute parce que l'amour lui a donné des ailes. Tout comme le succès de “Mes Couleurs”, son précédent album (vendu à plus de 250 000 exemplaires), qui lui a donné envie de ne plus se camoufler derrière son sérieux, pour mieux assumer ses envies de rêve et d'optimisme.
Dans “L'amour en vol”, son troisième opus, la jeune fille préoccupée se métamorphose en jeune femme rayonnante. Et celle qui n'ouvrait que rarement son coeur, célèbre aujourd'hui les sentiments qui la font vibrer.
Pas vraiment étonnant pour une demoiselle qui, depuis toujours, a choisi de s'exprimer par le R'n'B. En héritier de la soul, le genre se délecte des palpitations émotives, des capacités d'une voix à exacerber les passions. Biberonnée par une discothèque maternelle gorgée de pépites old-school (Marvin Gaye, Aretha Franklin, Otis Redding...), guidée par un grand frère fan de Stevie Wonder, Leslie connaît l'essence de cette musique sur le bout des ongles.
Cela ne l'a pas empêchée de replonger dans l'indispensable répertoire des musiques noires américaines avant d'entrer en enregistrement. De Roberta Flack à Earth Wind & Fire, en passant par l'époustouflante variété de la discographie de Prince, l'auteur-compositeur a révisé les milles façons dont pouvait se décliner le grand frisson.
Grande consommatrice de hip hop, attentive aux sons les plus aventureux du R'n'B, Leslie a donné à son disque les aspects les plus percutants et soyeux de la modernité. Aux manettes, des réalisateurs comme Kore et Bellek, Kenny Smooth ou Maleko ont peaufiné des bandes-son capables d'accompagner la chanteuse dans toutes ses escapades.
Car de la pure mélancolie à l'ivresse la plus euphorique, l'amour peut prendre bien des visages. “L'Amour en vol” plane ainsi sur une large palette d'ambiances et de chansons. Les allers-retours sont incessants entre la tendresse des ballades et l'énergie du dancefloor. Pour faire partager sa ferveur (“Ce qu'il y a entre nous”, “Je le ferai pour toi”), la voix de Leslie peut enlacer une mélodie comme des bras peuvent étreindre un amant.
La jeune femme veut croire aux contes de fées (“Si le temps”), au lien éternel (“Vers le paradis” où elle s'imagine en vieille dame venant de perdre l'homme de sa vie), mais sait aussi moduler la souffrance amoureuse (“Accorde-moi” en duo avec Bobby Valentino). Les cordes d'un grand orchestre de Budapest se fondant à merveille à la nouvelle maturité de son chant.
Il semble loin le temps où la gamine débutait son apprentissage dans une MJC du Mans.
La féminité de Leslie s'épanouit aussi par la danse. Côtoyant souvent les sommets sexy des productions des Neptunes ou de Timbaland, des titres comme “Je veux être”, “L'envers de la terre” ou “Capitales riches” (sur le speed et l'aliénation des grandes villes) témoignent également que les chansons les plus énergiques de la demoiselle ne renoncent pas à une prise de conscience.
De même, les racines métissées qui avaient fait le charme polychrome de “Mes couleurs”, vibrent à nouveau dans un des morceaux de bravoure de “L'amour en vol”. Pour cette enfant d'origine française, vietnamienne et polynésienne, ayant grandi en Afrique, le mélange détonant du R'n'B et du Raï (“Sobri 2” pour des retrouvailles Raï'n'B avec Amine, deux ans après le tube “Sobri (notre destin)”), est encore une autre façon de célébrer cet envol.
Dans “L'amour en vol”, son troisième opus, la jeune fille préoccupée se métamorphose en jeune femme rayonnante. Et celle qui n'ouvrait que rarement son coeur, célèbre aujourd'hui les sentiments qui la font vibrer.
Pas vraiment étonnant pour une demoiselle qui, depuis toujours, a choisi de s'exprimer par le R'n'B. En héritier de la soul, le genre se délecte des palpitations émotives, des capacités d'une voix à exacerber les passions. Biberonnée par une discothèque maternelle gorgée de pépites old-school (Marvin Gaye, Aretha Franklin, Otis Redding...), guidée par un grand frère fan de Stevie Wonder, Leslie connaît l'essence de cette musique sur le bout des ongles.
Cela ne l'a pas empêchée de replonger dans l'indispensable répertoire des musiques noires américaines avant d'entrer en enregistrement. De Roberta Flack à Earth Wind & Fire, en passant par l'époustouflante variété de la discographie de Prince, l'auteur-compositeur a révisé les milles façons dont pouvait se décliner le grand frisson.
Grande consommatrice de hip hop, attentive aux sons les plus aventureux du R'n'B, Leslie a donné à son disque les aspects les plus percutants et soyeux de la modernité. Aux manettes, des réalisateurs comme Kore et Bellek, Kenny Smooth ou Maleko ont peaufiné des bandes-son capables d'accompagner la chanteuse dans toutes ses escapades.
Car de la pure mélancolie à l'ivresse la plus euphorique, l'amour peut prendre bien des visages. “L'Amour en vol” plane ainsi sur une large palette d'ambiances et de chansons. Les allers-retours sont incessants entre la tendresse des ballades et l'énergie du dancefloor. Pour faire partager sa ferveur (“Ce qu'il y a entre nous”, “Je le ferai pour toi”), la voix de Leslie peut enlacer une mélodie comme des bras peuvent étreindre un amant.
La jeune femme veut croire aux contes de fées (“Si le temps”), au lien éternel (“Vers le paradis” où elle s'imagine en vieille dame venant de perdre l'homme de sa vie), mais sait aussi moduler la souffrance amoureuse (“Accorde-moi” en duo avec Bobby Valentino). Les cordes d'un grand orchestre de Budapest se fondant à merveille à la nouvelle maturité de son chant.
Il semble loin le temps où la gamine débutait son apprentissage dans une MJC du Mans.
La féminité de Leslie s'épanouit aussi par la danse. Côtoyant souvent les sommets sexy des productions des Neptunes ou de Timbaland, des titres comme “Je veux être”, “L'envers de la terre” ou “Capitales riches” (sur le speed et l'aliénation des grandes villes) témoignent également que les chansons les plus énergiques de la demoiselle ne renoncent pas à une prise de conscience.
De même, les racines métissées qui avaient fait le charme polychrome de “Mes couleurs”, vibrent à nouveau dans un des morceaux de bravoure de “L'amour en vol”. Pour cette enfant d'origine française, vietnamienne et polynésienne, ayant grandi en Afrique, le mélange détonant du R'n'B et du Raï (“Sobri 2” pour des retrouvailles Raï'n'B avec Amine, deux ans après le tube “Sobri (notre destin)”), est encore une autre façon de célébrer cet envol.